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RNT RJB RFJ (BNJFM), Le Mag, 10 février 2011 : Vague à l'arme...
Tages-Anzeiger, 28 juin 2010, p.5, le portrait du lundi : Un pasteur devenu restaurateur d'armes anciennes
La Côte, 17 mars 2010, p.7 : Un travail qui vise l'excellence
TSR1, Couleurs locales, 02 février 2010 : En arme et conscience
L'Impartial, p.5, L'Express, p.9, 18 janvier 2010 : Ancien pasteur, Michel Braekman est devenu un as en armes anciennes
Bulletin du Musée militaire vaudois 2007-2008, p.41 : Formation
Courrier Neuchâtelois, 26 novembre 2008, p.7 : Michel Braekman Restaurateur d'armes
La Gazette des armes n°403, novembre 2008, p.11 : Neutraliser, c’est détruire ou conserver ?
L'Impartial, 12 novembre 2008, p.5 : Remise de diplômes au Musée des Beaux-Arts
La Gazette des armes n°400, août 2008, p.8 : Les règlementations comparées



RNT RJB RFJ (BNJFM), Le Mag, 10 février 2011 : Vague à l'arme...

Le 10 février 2011, la Radio Berne-Neuchâtel-Jura FM a diffusé un reportage réalisé dans mon atelier par Pauline Seiterle

Après les âmes, le pasteur bichonne les armes

Michel Braekman a été pasteur durant 13 ans à la paroisse des Brenets. En 2003, il décide de réorienter sa carrière vers une profession qui mêle art et travail manuel.

Depuis 2 ans, l'ancien homme d'église est le premier conservateur-restaurateur HES spécialisé dans les armes et les munitions.

Concilier amour des êtres humains et amour des armes, possible?


Tages-Anzeiger, 28 juin 2010, p.5, le portrait du lundi

Un pasteur devenu restaurateur d'armes anciennes

Le pasteur Michel Braekman a raccroché sa robe. Aujourd'hui, il restaure avec passion armes et munitions anciennes.

Dans un moteur de recherche pour citations bibliques, le mot-clé des "armes" donne dix occurrences. Figure en tête de cette liste : "Tu ne tueras pas". Dans l'Evangile de Matthieu, lors de son arrestation, Jésus dit à l'homme qui tire son épée : "Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée."
Dans l'atelier que M. Braekman a arrangé dans la grange

d'une ferme du Jura Neuchatelois, on ne trouve aucune épée romaine. Mais sur une table se trouvent des sabres d'officiers suisses du 19ème siècle. "Je ne suis pas un guerrier", précise-t-il immédiatement. En effet, plusieurs journalistes venus le visiter sont intéressés par une seule question : Comment un pasteur de 48 ans peut-il devenir un passionné d'armes ?

Fascination de l'arquebuserie ancienne

"Les armes anciennes me fascinent par l'ingéniosité de leur mécanisme et la qualité de leur fabrication et de leur finition artistique. Qu'elles aient été inventées et construites pour tuer, cela ne me concerne pas" dit Michel Braekman en saisissant une crosse de pistolet finement sculptée par un armurier anglais du 18ème siècle. Avec tendresse, ses doigts caressent la monture en bois. Il m'a fallu trois heures pour découvrir l'assemblage de la platine ! J'admire le travail de ces artisans qui pourtant, n'avaient aucun outil électrique".
Michel Braekman a grandi comme fils de pasteur à Bruxelles. Dès cette époque, le chatoiement des couleurs des uniformes militaires commença à le passionner autant que les armes anciennes. Dès l'âge de 11 ans, il se lança dans la peinture des soldats de plomb jusqu'à obtenir

récemment deux médailles d'or dans des concours internationaux. En même temps, le jeune homme étudia la théologie, servi l'armée belge comme aumônier pendant 5 ans et la paroisse frontière des Brenets pendant 13 ans.
"Au village, on disait que je prêchais bien. Je travaillais aussi beaucoup avec la jeunesse", dit Michel Braekman qui formait également les animateurs de jeunesse du canton de Neuchâtel. Il y a une dizaine d'années, le pasteur traversa un grave crise personnelle et professionnelle. "L'activité manuelle me manquait" ajouta-t-il.
A 42 ans, l'homme de Dieu décida, non sans difficultés, de réorienter sa carrière professionnelle. La passion pour les mécanismes des armes était si forte que le pasteur se transforma en restaurateur.


"Je ne suis pas un marchand d'armes"

En 2009, au terme de 5 années d'études à la Haute Ecole d'Arts, il obtint le diplôme de Conservateur-Restaurateur d'objets scientifiques, techniques et horlogers. En Suisse, des armuriers restaurent aussi des anciennes armes, mais il est le premier à le faire sur des bases scientifiques. Dans son atelier, il nous découvre soudain un mécanisme d'arme à feu du 16ème siècle. C'est une platine à rouet", dit-il. Il se dirige alors vers sa bibliothèque, vaste et composée exclusivement d'ouvrages sur les armes et uniformes et nous ouvre, rapidement, un ouvrage montrant un dessin de Léonard de Vinci en disant : "C'est lui l'inventeur de ce mécanisme".
Comme pasteur et père de trois enfants, maintenant majeurs, il jouissait d'un confortable salaire.

Aujourd'hui, il construit patiemment son entreprise comme indépendant au service des collectionneurs et des musées.
Ayant obtenu la patente de commerce d'armes, il peut, si besoin est, faire le commerce et restaurer les armes modernes. Mais l'ancien homme de Dieu réagit vite : "Je ne suis pas un marchand d'armes. Les armes anciennes sont les témoins de notre histoire. Il faut préserver ce patrimoine pour les générations futures".
Avant de nous quitter, le passionné d'armes, pacifiste, nous cite un proverbe biblique en guise de conclusion : "Qui bavarde à la légère blesse autant qu'une épée, les paroles des sages apportent la guérison".



fac-similé article Tages-Anzeiger


La Côte, 17 mars 2010, p.7

Un spécialiste de La Cibourg (NE), restaure une collection d’armes aubonnoise.

Un travail qui vise l'excellence

Jeune retraité du poste de secrétaire municipal, Werner Haenggeli est devenu archiviste communal. Une activité qui lui vaut de gérer et de valoriser un legs hors du commun.

Lors de son départ vers une maison de retraite, en 1957, Julien Nicod, a en effet confié à Aubonne, sa commune d’origine, sa collection particulière d’armes.

Près de cent cinquante pièces

Un lot de quelque 150 pièces parmi lesquelles des cartouchières, des sabres, des casques et une huitantaine d’armes, majoritairement du XIXe siècle. Les conditions de ce legs étaient que la collection soit entretenue et accessible au public.
N’ayant pas de lieu d’exposition disponible, la commune a tardé à honorer cette condition. Une partie des armes a bien été exposée au musée du château avant sa transformation au début des années 1970, mais l’espace a ensuite dû être libéré et les armes ont été entreposées.

Dans les années 1980, le château a été complètement réaménagé. Mais les armes n’ont pas pu trouver d’emplacement adéquat. En 1993, à la faveur de la restauration de l’Hôtel de Ville, une sélection d’armes, choisies pour leur valeur historique, a été placée dans l’ascenseur vitré.




Retour en mai

Restait la question de leur restauration. C’est à Michel Braekman, un spécialiste de la restauration d’armes anciennes installé à La Cibourg, dans le canton de Neuchâtel, qu’est revenue cette tâche. Il travaille depuis décembre sur la collection, révise les mécanismes et les recouvre d’un vernis de protection.

Le retour de la collection à l’espace d’exposition de l’ascenseur est prévu pour le mois de mai 2010. Les desiderata de feu Julien Nicod sont finalement comblés. Tout vient à point à qui sait attendre.
Katell Bosser

fac-similé article de La Cote


TSR1, Couleurs locales, 02 février 2010 : En arme et conscience

Le 4 février 2010, la Télévision Suisse Romande a diffusé un reportage réalisé dans mon atelier par Pascal Bourquin



L'impartial, p.5 & l'Express, p.9, 18 janvier 2010

Ancien pasteur, Michel Braekman est devenu un as en armes anciennes

fac-similé de la une de l'impartial

Michel Braekman a été pasteur aux Brenets jusqu’en 2003. Date à laquelle il décide d’arrêter le métier. Il a une autre envie: recourir autant à son intellect qu’à sa grande habileté manuelle. Alors il reprend des études, de zéro. A 42 ans. En novembre 2008, il est devenu conservateur-restaurateur HES en armes et munitions. Le premier en Suisse.

Gants blancs, Michel Braekman manie le pistolet qu’il vient de restaurer, dans son atelier de La Cibourg, avec une précaution d’orfèvre. Il l’a démonté, nettoyé et remonté pièce par pièce. «J’ai recouvert mes mains, pour que ma peau n’entre pas en contact avec cet objet datant de la fin du 18e siècle. Sinon, ma sueur risque de l’oxyder.»
Débarrassé de toute corrosion, le pistolet brille de mille nouveaux feux. «Il provient sans doute, d’après son poinçon, du Royaume de Savoie. Il compte parmi la cinquantaine d’armes anciennes que la municipalité d’Aubonne (VD) m’a demandé de remettre en ordre.» Petite anecdote en passant, histoire d’immédiatement signaler que son métier n’est pas sans risques: «Ce pistolet était chargé. Les personnes quime l’ont confié ne le savaient pas». Mais comme il tient à sa vie: «Je contrôle toujours d’abord si l’objet à restaurer est bel et bien déchargé».
Cela fait maintenant quinze mois que Michel Braekman s’est


lancé, en indépendant, dans la conservation et la restauration de munitions et d’armes. Domaine, dans lequel, en Suisse, il est le premier spécialiste HES à avoir été diplômé. Cela se passait en novembre 2008. Aussi armurier, il connaît les armes dangereuses et celles qui ne le sont pas. Il est également détenteur de la patente qui autorise à acheter, vendre, fabriquer, réparer et transporter des armes modernes dans toute l’Europe.
Il sait refaire, complètement, des pièces de pistolets, de sabres, etc. Doté d’une formation de pointe dans l’analyse des matériaux, il recourt à des mélanges faits par ses propres soins pour que la réparation soit parfaite. «Je veille par exemple à ce que la colle que je vais utiliser comporte les substances idéales pour le matériau dans lequel l’arme a été créée.» Amoureux du détail, il connaît avec précision chaque modèle de l’histoire des armes anciennes et modernes, quel qu’il soit.



Michel Braekman présentant un pistolet restauré

Depuis qu’il a ouvert son atelier dans une annexe de la ferme où il vit, aux Reprises3, des collectionneurs privés ont commencé à faire appel à ses services. «Je travaille aussi pour le Musée de l’Armée suisse, à Thoune, qui m’a confié la restauration d’une partie de la collection personnelle de munitions du colonel Rubin, ainsi que la responsabilité de toute la collection de munitions d’artillerie suisse du 19e siècle.»
Sa bibliothèque regorge de livres sur les uniformes et les armes. «A mes 6 ou 7 ans, j’ai commencé à réaliser des miniatures, avant même de savoir lire et écrire. Et vers 11 ou 12 ans, je me suis mis à collectionner les ouvrages.» Qu’il a parfaitement archivés, en bon ancien bibliothécaire de l’école où il a préparé son diplôme HES.
«Ma passion pour les armes anciennes est née de celle que je portais, d’abord, enfant, pour les uniformes de l’époque

napoléonienne. Si hauts en couleur.» Il est né en Belgique, où il a grandi près de Waterloo. Et Napoléon y est tellement représenté partout, qu’il était difficile d’échapper à son influence. «En m’intéressant aux tenues de guerre, j’ai fini par me pencher sur le choix des armes. Car tout va ensemble!»
Lorsqu’il était encore pasteur, en Belgique, il a été cinq ans aumônier à l’armée. En témoignent dans son atelier plusieurs képis: «Là, vous voyez le béret d’aviation, puis celui de lancier ou encore celui de l’infanterie...»
Mais comment, pasteur (car il est toujours consacré), s’explique- t-il que l’arme, objet de mort, le fascine autant? «J’admire le travail de l’arquebusier d’antan, sa maîtrise des matériaux, du mécanisme, ainsi que de la beauté artistique.» /SFR

fac-similé article de l'impartial

fac-similé article de l'express


Bulletin du Musée militaire vaudois 2007-2008, p.41

Formation

Dans le cadre de sa formation de quatre ans à la Haute Ecole Arc de Conservation-restauration à La Chaux-de-Fonds, Monsieur Michel Braekman a effectué un stage de perfectionnement dans notre atelier de restauration du musée, tous les lundis de novembre 2007 à juillet 2008.
Ce stage faisait partie intégrante de la réalisation de son mémoire de diplôme qui traitait des conséquences éthiques de la neutralisation des armes à feu portatives selon les règlementations des pays de l’Union Européenne.

Ainsi, Michel Braekman a eu l’occasion de se familiariser avec la conservation-restauration d’armes anciennes et d’objets historiques qui font partie de l’actuelle présentation de la nouvelle salle d’armes, sous la supervision de notre restaurateur Renato Pacozzi.
Au terme de ses études il s’est installé en tant que conservateur-restaurateur indépendant à La Chaux-de-Fonds. Nous formons nos vœux de succès et de réussite dans l’ouverture de son atelier.

fac-similé article musée militaire vaudois

Courrier Neuchâtelois, 26 novembre 2008, p.7

Michel Braekman - Restaurateur d’armes

La Cibourg • Belge d’origine Michel Braekman vient d’obtenir, à 47 ans,
son diplôme de conservateur-restaurateur HES en armes et munitions (une première en Suisse).
Ou comment un pasteur, médecin des âmes, est devenu médecin des armes.

Michel Braekman + mémoire

«Reprendre des études après quarante ans, c’est simple. Ce qui est difficile, c’est de tenir financièrement. Il faut obligatoirement travailler à côté des cours pour gagner sa vie». Michel Braekman sait de quoi il cause, lui qui vient de relever un sacré défi : cinq ans d’études, dont une année de raccordement technique au CIFOM, trois ans de cours à la Haute école d’arts appliqués (ARC) à La Chaux-de-Fonds

et une année pour rédiger son mémoire de diplôme. Ce dernier, intitulé «La neutralisation des armes à feu portatives : approche historique, réglementaire, technique et déontologique», a permis à l’ancien pasteur des Brenets d’obtenir le précieux document qui lui permet maintenant d’exercer pleinement son art.

Médecin des musées

Michel Braekman a obtenu officiellement son diplôme de conservateur-restaurateur HES en armes et munitions le 10 novembre (c’est le premier diplôme du genre décerné en Suisse), et son atelier de restauration est ouvert depuis début octobre. A peine installé dans une ferme de La Cibourg, aux Reprises, il se voit déjà proposer différents mandats, notamment du Musée de l’Armée suisse, à Thoune, qui lui a confié la restauration d’une partie de la collection personnelle de munitions du Colonel Rubin. Il a aussi été contacté par le plus grand musée d’armes de France, à Saint-Etienne.

«Ma spécialisation m’a amené à étudier les modes de production, de fabrication et de dégradation des métaux, du bois, du cuir, de l’os ou de l’ivoire. Je suis donc à même de travailler ces matériaux et de les restaurer. Rien qu’en Suisse romande, il y a environ vingt-cinq musées qui possèdent des armes de poing ou des armes blanches, y compris des équipements militaires, comme des masques à gaz, des objets techniques, horlogers ou scientifiques et même des armures. Du travail il y en a, et c’est sans compter les collections privées».

Michel Braekman + canon

Aumônier à l’armée

Né à Bruxelles il y a 47 ans, Michel Braekman a suivi les traces de son père, pasteur: au terme de cinq ans d’études universitaires entre Bruxelles et Strasbourg, il obtient sa maîtrise en théologie protestante. Après s’être marié, le pasteur qu’il est entre en caserne pour gagner ses galons d’officier de réserve et restera cinq ans dans son uniforme

d’aumônier, «en soutien moral de la troupe et du cadre», comme il aime le dire aujourd’hui en rigolant. «Après l’armée, en 1991, j’ai répondu à une annonce et c’est comme ça que je suis arrivé aux Brenets avec ma femme et mes deux garçons. Un troisième viendra au monde dans les Montagnes».

Treize ans de pastorat

Pendant plus de dix ans Michel Braekman partage son mi-temps de pasteur entre l’école, les services religieux et les visites: «Les Brenets est un village intéressant parce qu’il est parfaitement divisé, à moitié catholique, moitié protestant, jusque dans les couples, souvent mixte religieusement. Ça amène beaucoup de contacts. Moi je n’étais pas sectaire… j’étais à disposition de tout le monde. En même temps, j’étais responsable de la formation des moniteurs d’adolescents, à Neuchâtel».

Au début des années 2000, il y a comme un malaise dans le couple… et en 2001, c’est le divorce… «Pour être philosophe, disons que je me suis rendu compte – après une grosse déprime – qu’en tant qu’être humain, j’avais besoin de trois choses pour être en équilibre : l’activité manuelle, l’activité intellectuelle et l’activité artistique. En tant que pasteur il n’y avait que de l’intellectuel et du social… j’avais envie de travailler avec mes mains…»

Michel Braekman + munition

Plus charge d’âmes

C’est ainsi qu’en 2003, Michel Braekman quitte définitivement le temple des Brenets pour recommencer une nouvelle vie, une nouvelle carrière: «Dans ce métier de conservation et de restauration, tous les éléments que je cherchais sont réunis: je travaille sur des objets d’art, il y a toute une réflexion intellectuelle sur la dégradation de l’objet et comment y remédier, et il y a surtout l’aspect manuel du travail sur l’objet. Et ces trois choses-là m’équilibrent parfaitement».

Michel Braekman est conscient que s’il est parvenu au terme de ses études, c’est aussi grâce à la présence et au soutien de Françoise, sa compagne: «C’est clair, elle a supporté mes longues soirées de travail devant l’ordinateur et accepté que nous mettions nos vacances en attente pendant ces cinq années de formation. Je lui dois beaucoup et je partage avec elle les félicitations que je reçois de toutes parts».
Pascal Tissier

blason ancien


Article Courrier Neuchâtelois





La Gazette des armes n°403, novembre 2008, p.11

Neutraliser, c’est détruire ou conserver ?

Michel Braekman vient d’obtenir avec mention son diplôme HES de conservateur-restaurateur d’objets scientifiques, techniques et horlogers. Il a soutenu avec succès son mémoire sur la neutralisation des armes à feu portatives (1). Il était parti du postulat que la neutralisation était destructive pour la lecture historique du mécanisme ainsi que son utilisation didactique et nettement préjudiciable aux interventions de conservation-restauration.
Il est arrivé à la conclusion qu’il y aurait des neutralisations qui pourraient respecter l’intégrité de l’arme tout en donnant satisfaction aux pouvoirs publics. En outre, il propose une liste de recommandations et de conseils destinés aux pouvoirs publics, aux musées, aux collectionneurs et aux conservateurs-restaurateurs d’armes anciennes afin de ne pas subir les conséquences négatives de la neutralisation. Rappelons que Jean-Jacques Buigné a accompagné cet étudiant tout au long de l’année dans sa démarche. Son mémoire comporte quatre approches de la neutralisation : une approche historique, une approche règlementaire, une approche technique et une approche déontologique.

Grâce au précieux concours des délégués de la FESAC (2) qui l’ont invité à leur congrès annuel à Malte, il a pu réaliser un comparatif précis des règlementations européennes. Ce travail a mis en évidence que les pays qui apparaissent comme les plus restrictifs, le Royaume-Uni par exemple, sont en fait plus libéraux en matière d’armes de collection en proposant judicieusement une longue liste d’armes libéralisées. La partie règlementation de son mémoire est déjà consultable sur notre site www.armes-ufa.com.
Aujourd’hui Michel Braekman s’installe en Suisse comme conservateur-restaurateur d’armes anciennes et d’objets techniques, scientifiques et horlogers. Sa clientèle toute trouvée est dans les musées publics, mais de grandes collections privées font déjà appel à ses services.
1) Haute Ecole d’Arts Appliqués-Arc, filière conservation-restauration, orientation objets scientifiques, techniques et horlogers, La Chaux-de- Fonds, Suisse. http://www.he-arc.ch/hearc/fr,
2) Foundation for European societies of Arms Collectors. http://www.fesac.eu.

Article GDA 403





L'Impartial, 12 novembre 2008, p.5

Remise de diplômes

HAUTE ÉCOLE D’ARTS APPLIQUÉS

Dernières et première volées titrées

La Haute Ecole d’arts appliqués Arc a vécu lundi soir, au Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds, une remise de diplômes symbolique. Les 13 derniers designers HES formés à La Chaux-de-Fonds ont notamment reçu leur titre. La fermeture de cette filière avait été décidée en 2006. Depuis, une autre, beaucoup plus technique, a vu le jour au sein de la HE-Arc ingénierie.

Du côté des conservateurs-restaurateurs, 11 diplômés, qui avaient commencé leur formation sous l’ancien régime HES, ont été récompensés.

Dans le même temps, les premiers collaborateurs en conservation HES (bachelor en conservation) ont reçu leur titre. Ces jeunes gens ont suivi à La Chaux-de-Fonds une filière qui reste unique en Suisse romande.

La manifestation s’est déroulée en présence de la conseillère d’Etat neuchâteloise et présidente du comité stratégique de la Haute Ecole Arc Sylvie Perrinjaquet et de la directrice générale de la HE-Arc Brigitte Bachelard. Au total 30 diplômés issus notamment des cantons du Jura, Berne, Fribourg, Valais, et de France ont reçu leur précieux sésame. /comm

Palmarès

Filière de conservation-restauration, collaborateur en conservation, bachelor of Arts en conservation. Mathias Marca; Laura Andrey; Virginie Buchs; Barbara Chevallier; Romain Jeanneret; Valérie Seematter.

Conservateur-restaurateur, orientation objets archéologiques et ethnographiques. Martin Bader; Stefanie Bruhin; Vinciane Bruttin; Aude-Laurence Pfister; Elsa Sangouard; Géraldine Voumard.

Orientation objets scientifiques, techniques et horlogers. Michel Braekman; Michiel Brunott; Heloïsa Munoz; Ludovic Rumo; Yannick Soller.

Article Impar





La Gazette des armes n°400, août 2008, p.8

Les règlementations comparées

Le moment important durant ce congrès a été l’intervention de Michel Braekman qui nous a présenté l'état de ses recherches sur les règlementations des armes de collection dans les différents pays. Et nous découvrons que le critère de l’arme de collection, traditionnellement autour de 1870, est en train de “grimper” autour des dates de 1890, 1897 et même plus. Beaucoup de pays ont inclu une liste d’armes déclassées qui permet d’aller au-delà du critère fixé. Dans les pays les plus rigides où le classement est à 2 catégories, il est prévu une reconnaissance du collectionneur qui,

au même titre que le chasseur ou le tireur, a accès à des armes en général jusqu'à 1945, et parfois plus récentes. Mais que l’on ne se se trompe pas, si cet accès est règlementé, les autorisations n'ont rien à voir avec le système français qui ressemble plutôt au parcours du combattant. Les autorisations, agréments ou licences s'obtiennent facilement, il suffit d’être clean et tout est joué ! Parfois, comme au Danemark il suffit juste d’être adhérent de l’association nationale des collectionneurs.

Article GDA 400